Démission d’Arnaud Montebourg. Il n’y a pas et il n’y a jamais eu d’austérité en France, ni même de rigueur budgétaire.

Arnaud Montebourg doit se rendre à l’évidence :

1 – le socialisme est mort : c’était la dernière idéologie du 20ème siècle.

2 – la France n’est pas pauvre, elle est mal gérée.

3 – L’offre et la demande ne s’opposent pas, mais elles sont en équilibre – du moins le devraient-elles- dans tout système marchand et donc économique.

4 – L’économie ne se réduit pas à son versant technocratique ; elle a aussi une dimension politique. Tout ce jargon Bruxellois qu’il critique par ailleurs : exemple la déflation sont des termes qui visent à impressionner, sans plus. Toutes ces équations contestables disant qu’en temps de crise (austérité dans sa bouche), il faut laisser filer les déficits ne servent pas la cause du politique et de la pensée au pouvoir.

5 – Il faut savoir ! La France a signé le Traité de Maastricht qui fixait à 3% le seuil acceptable des déficits pour un fonctionnement loyal des Nations regroupées dans la zone euro. Dès lors qu’une d’entre elles s’exonère en permanence d’une obligation qu’elle a elle-même signée, étant par ailleurs en position de moteur avec l’Allemagne de cette zone euro, il faut en tirer les conclusions qui s’imposent : se conformer à sa signature, l’honorer pour garder son rang de leader, voire de premier de la classe ou de locomotive qui montre l’exemple ou voter Marine, c’est-à-dire la sortie de l’euro. De quel côté se situe Montebourg ? On avait cru qu’il était du côté de « l’exemplarité ». Apparemment, il est du côté des passe-droits. C’est exactement le contraire de  son positionnement. Nous aurait-il trompé sur la marchandise ? La Responsabilité politique c’est aussi la cohérence et le respect des engagements pris.

6 – Alors, il nous dit que certains européens à la tête de l’Europe disent la même chose que lui, y compris Mme Lagarde ? Il est mieux placé pour savoir que la mauvaise politique européenne et son louvoiement pour ne pas dire ses accommodations à l’égard de la France sont les principaux maux de la zone euro.

Et puis, lorsqu’on pense que c’est cette même Union Européenne qui est allée foutre le bazar en Ukraine plongeant le pays dans le chaos, alors, on tremble sur sa jugeotte. Lire ce billet qui rend compte de la stupeur en Ukraine. Le monde selon Ravanello : Ukraine : les irréductibles pro-russes. Tout cela pour corrompre des dirigeants. C’est honteux.

Comme si cela ne suffisait pas, l’Allemagne va encore aggraver ce chaos en vendant des armes à Kiev. Que restera-t-il de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, après la confrontation impitoyable qui se poursuit entre les deux parties du pays.

7 – Le débat sur l’austérité vs croissance a été tranché depuis. Intellectuellement, il n’est pas possible d’opposer ces deux-là. L’austérité peut mener à la croissance. L’austérité est un terme dévoyé : on le présente comme une punition. En réalité, c’est une correction des fausses trajectoires et une recherche d’un meilleur équilibre économique. Il appartient à chaque Etat de trouver ce meilleur équilibre. On entre alors dans le Structurel voire le Structurant. D’où les réformes structurelles indépassables.

8 – la France a des problèmes structurels persistants et ils n’ont pas été attaqués de front par le président Hollande, même si le pacte de responsabilité va dans ce sens.

On ne va pas (re)faire de politique, mais ce qui a été fondamentalement reproché à Hollande c’est d’avoir détricoter les mesures de Nicolas Sarkozy sur la compétitivité (la TVA) et sur le pouvoir d’achat (les heures supplémentaires défiscalisées) d’une manière haineuse et méprisante. Mais passons.

Considérons cet extrait du Point pour avancer :

Qui a tort, qui a raison ? Faut-il s’en tenir au pacte de responsabilité deFrançois Hollande, essentiellement destiné à favoriser l’offre, c’est-à-dire les conditions de production des entreprises ? Ou faut-il, au contraire, le rééquilibrer vers la demande via le pouvoir d’achat des ménages, comme en rêve le ministre sortant de l’Économie Arnaud Montebourg ? Pour le dire autrement, est-il nécessaire de consacrer 50 milliards d’économies à réduire le déficit tout en baissant les impôts et les charges des entreprises à hauteur de 41 milliards d’euros (d’ici à 2020) comme ont prévu le chef de l’État et Manuel Valls ou vaut-il mieux les répartir en trois tiers : quelque 17 milliards pour la réduction du déficit, 17 pour la stimulation du pouvoir d’achat des ménages et 17 pour la diminution des charges des entreprises ? 

 

L’offre et la demande – LE LONG TERME OU LE COURT TERMISME : L’HEURE DES CHOIX

Commençons par la fin du texte :

Pour le dire autrement, est-il nécessaire de consacrer 50 milliards d’économies à réduire le déficit tout en baissant les impôts et les charges des entreprises à hauteur de 41 milliards d’euros (d’ici à 2020) comme ont prévu le chef de l’État et Manuel Valls  ,

OUI IL S’AGIT D’UN ENGAGEMENT DE LONG TERME QUI  S’INSCRIT DANS UN CERCLE COMPETITIF VERTUEUX. SI LES ENTREPRISES ONT MOINS DE CHARGES, ELLES PEUVENT INVESTIR, DANS UN PREMIER TEMPS SUR DE NOUVEAUX PRODUITS OU DANS DE NOUVELLES RELATIONS-CLIENTS – CE QUI INCLUT UNE BAISSE EVENTUELLE DES PRIX. AVEC LES MARGES DEGAGEES  DU FAIT, SOIT D’UN ELARGISSEMENT DE LA CLIENTELE AU PLAN LOCAL, EUROPEEN OU INTERNATIONAL SOIT DES NOUVEAUX MARCHES GAGNES A L’EXTERIEUR, ELLES PEUVENT SOIT EMBAUCHER PLUS OU AUGMENTER LES SALAIRES. A TERME LES IMPOTS AUGMENTERONT AVEC UN CHIFFRE D’AFFAIRES EN HAUSSE, SI CELA FONCTIONNE. MAIS ON DIT QUE « QUI NE TENTE NI NE RISQUE RIEN N’A RIEN ».

Il y a eu des bémols à la réalisation de ce cercle vertueux :

1. les entreprises ne jouent pas le jeu, elles cherchent toujours à tricher sur le fisc voire à délocaliser quels que soient les avantages ou encore à se garder le fric pour leurs directoires, bonus et compagnies. Bref, les fameux effets d’aubaine. Soit. Pour ne pas être piégé, le gouvernement a demandé des contreparties d’avance.

J’ai émis des réserves sur la méthode des contreparties d’avance. Un pacte de confiance se construit et la confiance on la donne ou pas. On ne peut pas la donner et en même temps commencer à la conditionner, alors même que l’expérience n’a pas encore commencé. Un peu comme si je te donne, en te mettant un couteau sur la gorge. Non. On ne construit aucun rapport positif de cette manière.

En revanche, les Etats-Unis ont un modèle : on sanctionne les mauvais joueurs. Dernier exemple hexagonal,  la BNP. On fait confiance mais on sanctionne les dérives.

2 – on a reproché à ce pacte, puisqu’il s’agit de lui, de négliger les plus démunis. Il y a eu un  ajustement social. Bon, on prend.

Alors question à Montebourg ? De quel pouvoir d’achat parle-t-il lorsqu’il invoque les ménages les plus démunis ? Au demeurant, il n’y a pas que ce pacte de responsabilité qui porte la solidarité ; cela ne devrait pas même être son objet : la solidarité est prise en charge par d’autres dispositifs. Mais, admettons, c’est l’esprit culturel Français.

Considérons à présent le topo de Montebourg en suivant les axes du Point.

« ou vaut-il mieux les répartir en trois tiers : quelque 17 milliards pour la réduction du déficit, 17 pour la stimulation du pouvoir d’achat des ménages et 17 pour la diminution des charges des entreprises ? 

J’ai qualifié cela hier d’économie du passé : celle qui creuse la dette et les déficits. Le saupoudrage : un petit peu par ici et un petit coup par là est ce qu’on a fait depuis des années et ça ne marche pas, puisque c’est de l’instantané, même pas du conjoncturel. Ca retombe à plat très rapidement, même si politiquement, cela ressemble à de la générosité. Il faudrait dire que c’est de la générosité démagogique. 

Pour que ce saupoudrage fonctionne, il  faut reprendre l’exercice régulièrement – disons tous les 5 ans et ainsi de suite. Au final, on accumule la dette et ne résout rien. Hier, je concluais un article par ceci :

IL SE PEUT QUE TOUT CHANGE POUR QUE RIEN NE CHANGE. L’ESSENTIEL EST QUE LA PRISE DE CONSCIENCE DU BLOCAGE SOIT LA. FRANCHEMENT ARNAUD MONTEBOURG AVAIT TOUT FAUX. CREUSER LA DETTE ET LES DEFICITS POUR MANIPULER LES CHIFFRES DE L’ECONOMIE C’EST UNE ECONOMIE DU PASSE. C’EST UNE ECONOMIE QUI MULTIPLIE LES  PAINS MIRACULEUSEMENT.

MME YELLEN, LA PRESIDENTE DE LA FED A RECEMMENT QUALIFIE DE TELLES ECONOMIES D’ECONOMIES REQUINS. UN PEU COMME SI ON FAISAIT DE LA FAUSSE MONNAIE EN S’ENDETTANT AVEC UNE CAPACITE DE REMBOURSEMENT QU’ON N’ A PAS.

Hier, Hollande a sifflé la fin de la récréation. Sauf qu’on a toujours un problème structurel.

CHERCHE REFORMES STRUCTURELLES DESESPEREMENT

La France vit au-dessus de ses moyens, comparativement à sa productivité (Jean Arthuis).

1. Quid de l’abolition des privilèges excessifs qui accompagnent ce train de vie sans rapport avec la productivité ?

2. Quid des obligations des banques ? Où est la réforme bancaire et quel peut en être le contenu ? Au lieu d’empiler une BPI (Banque Publique d’Investissement) sur le réseau, il faut que les banques aient des obligations de prêter et non leurs succursales pilleuses qui font des prêts à la consommation prédateurs. Quid du financement des entreprises notamment des plus petites ? C’est aussi comme cela qu’on créé un environnement et un climat favorable aux  affaires.

3. S’agissant de la productivité, quid de la simplification et quid du détournement des institutions à des fins personnelles et corporatistes voire claniques ? Je pense aux partis politiques et aux syndicats en particulier.

4. Et enfin, on va terminer par l’offre et la demande et leur écart en France où il semblerait que les entreprises se plaignent d’une absence de la demande et donc d’une sous-activité. Quelles entreprises ? Quelle activité ? Quels produits ? La demande n’est pas un acquis. Le monde bouge et les envies des consommateurs aussi. Où sont les nouveaux produits proposés aux consommateurs ? Où est l’innovation en France ? Où sont les Apple, les Samsung, les Nokia, les Toyota pour ne citer que ceux-là ? L’économie et l’Industrie en France sont  restés au stade antique.

Un Redressement Productif ne se conduit pas avec les outils du passé mais avec ceux d’aujourd’hui. Et là, le débat est ouvert. Les idéologies n’ont pas de place dans ce débat.

J’ai envie de dire Vive la France ! Mais vous l’avez certainement dit avant moi.

En son temps, j’avais fait des propositions sur une économie de l’offre institutionnelle dans le « clonage institutionnel » rebaptisé « Défaire la société des rentiers ». Ce livre traitait également des « Freins à la croissance ».

Puisqu’on est dans la rentrée littéraire, je vous conseille de le consulter et de le commander chez Amazon. Il vaut le détour.  Lisez la partie intitulée « la spirale contreproductive d’une gouvernance rentière et patrimoniale » qui souligne les paradoxes d’une gestion à la Française. Chapitre IX.Clonage

ALLER PLUS LOIN – QUELQUES SUGGESTIONS DE LECTURE

 1. Vous avez dit Austérité ?

2. Les menteries de la France sur l’Austérité

3. Austérité, le faux débat.

4. ECOLOGIE HUMAINE. SUPPRIMONS LA RÉSERVE PARLEMENTAIRE SANS PLUS TARDER.  URGENCE.

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LE MONDE AUJOURD’HUI

1 – BONNE NOUVELLE : Guerre à Gaza: l’entraîneur du Maccabi Tel Aviv démissionne. (AFP)

L’entraîneur espagnol de l’équipe israélienne de football du Maccabi Tel Aviv FC, Oscar Garcia, a démissionné en raison de « la situation actuelle de la sécurité » créée par la guerre à Gaza, a annoncé mardi son club.

CESSEZ LE FEU « IMMINENT » ENTRE LES DEUX PARTIES QUI ANNONCENT AVOIR TROUVE UNE VOIE POUR UNE PAIX DURABLE. A SUIVRE.(CNN) Les Israéliens disent « pas si sûr ». 

2 – Rubble Bucket Challenge Is Gaza’s Answer To The Ice Bucket Craze – Les Palestiniens se moquent de l’Ice Bucket crazy. Ils ont inventé le Débris bucket et se renversent un saut de débris sur la tête. L’Occident ridiculisé en direct.

Lire et voir dans le Huffpost. 

3- Ferguson. Michael Brown a été enterré hier dans le calme. Les leaders noirs auraient pris l’engagement de « se prendre en main » tout seuls. Il était temps. Entre les jérémiades, l’attentisme, l’idolâtrie de l’homme blanc auxquels ils sont soumis et qui s’amusent avec eux comme des pions, il fallait bouger. L’Histoire des Noirs ne s’est pas arrêtée avec Martin Luther King. Elle ne faisait que commencer.

Lorsque j’écris ici quelque chose sur Rihanna ou sur Beyoncé – c’est entre nous et maintenant elles le comprennent et on se comprend entre blacks. Je les aime bien en fait et elles ont compris, surtout Beyoncé. Rihanna est plus jeune, mais elle commence à comprendre.

La surprise est celle-ci, dans l’esprit tordu de l’homme blanc haineux et envieux qui ne peut vivre sans aller visiter le cul des blacks pour mieux le sonder, dans tous les sens du terme, lorsque je poste une photo de moi, tout de suite, une black est trouvée par des médias et des TV pas seulement ici en France que je ne citerais pas pour superposer tout et rien par-dessus. On a donc un article de France qui parle politique et Arnaud Montebourg mais qui met Rihanna en photo. La psychologie petit blanc quoi. Si Rihanna est idiote, elle croira  qu’on l’adore en France.

Pauvre chérie, tu n’es que du beurre pour des épinards Français à la sauce racolage public.

Pas étonnant que ce business des rats ait trouvé aux States des Célébrités et des Avocats qui veillent à ce que leurs images ne soient pas associées gratos – volées par des pirates – à des basses besognes. Question de mentalité culturelle. Au passage, si on parle de Kim Kardashian, c’est en raison de son association à Kanye. Une façon de l’adopter pour de vrai. Elle le sait et elle a fait son choix en conséquence, y compris celui du XXL en paquetage. Ceci étant, on ne fera jamais passer le mauvais goût et la vulgarité extrême pour du bon goût ou pour un modèle à suivre par les jeunes filles. C’est notre responsabilité d’aînées de protéger les petites filles et de veiller à leur équilibre futur. Du moins, il faut essayer, au lieu de subir les choix guidés exclusivement par le marketing et la hiérarchie raciale, y compris lorsque celle-ci s’exprime à l’envers.

Culture, culture.

4 – ISRAEL ET LE HAMAS ACCEPTENT UN CESSEZ-LE-FEU PERMANENT JUSQU’A NOUVEL ORDRE. LES DETAILS N’ONT PAS ETE COMMUNIQUES. ILS SERONT ETUDIES A UNE DATE ULTERIEURE. LA RENTREE DES CLASSES EST FIXEE AU 1ER SEPTEMBRE EN ISRAEL. CECI A PU PESER SUR L’ATTITUDE D’ISRAEL. NETANYAHU QUI COMPARAIT LE HAMAS A ISIS IL Y A PEU VA MAINTENANT AFFRONTER UN AUTRE ROUND POLITIQUE. DE L’INTERIEUR. POUR LE MOMENT TOUT LE MONDE SOUFFLE.