Le pacte de stabilité échoue à convaincre le Parlement qui vote la Défiance au plan du PM.

265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions. En accumulant les contre et les abstentionnistes, c’est un vote de défiance qui a été exprimé. D’abord, merci à la Droite qui a rejeté une « illusion d’optique » en langage Copésiste et un plan mensonger, en langue Maritonnienne. Je pourrais y ajouter le rejet de la « versatilité » dénoncée par Maître Collard.

Merci également aux 41 abstentionnistes du PS et à tous les autres pour leur courage qui ici n’est rien d’autre que de la lucidité.

Et puis quoi, Valls n’a que ce qu’il  mérite, son Maitre avec.

Un. On ne se moque pas impunément de la Démocratie et de l’esprit de la République. Dès lors que Hollande avait épuisé son choix de PM avec Ayrault, l’esprit des lois et des Institutions lui commandait de nommer Martine Aubry au poste de PM, suivant le choix des citoyens de la primaire citoyenne. Puisque sa méthode à lui avait été sanctionnée, au moment des municipales, alors, le poste de PM revenait de droit à Aubry. Il est normal que les Aubryistes se sentent floués doublement : d’abord par ce choix de Valls et, ensuite, par son plan qui ne correspond pas à leur sensibilité ; sensibilité qui a remporté autant de suffrages que celle de Hollande.

Deux. Ce plan voulait jouer à cache-cache avec les dispositifs Sarkozy qu’il singe. Cela a été rappelé. Pourquoi ne pas avoir reconduit le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et préférer à cela le gel de l’indice ? Pourquoi ne pas reconduire les HS non imposées qui ont été un véritable succès ? etc.

Trois. Le plan est une déclaration de principes non soutenus par un raisonnement argumenté. Le choix était d’une simplicité élémentaire : soit on votait pour des intentions susceptibles de changer en cours de route, donc dans l’inconnu et dans le vide, soit on s’abstient ou rejette l’ensemble pour son flou.  A prendre ou à laisser donc. A ce jeu, beaucoup ont laissé. Las du clair-obscur.

C’est la Défiance qui l’a emporté. En clair total, fini la récré pour Hollande.

Pacte de stabilité : Hollande désavoué, Valls entravé. Dans le Monde.

Extrait (conclusion) :

« …La difficulté est d’autant plus grande : rien ne garantit que le plan présenté par Manuel Valls soit à la hauteur des défis que le pays doit relever. Bref, le programme de stabilité économique a ouvert une séquence d’instabilité politique aussi imprévisible que périlleuse. Au bout du compte, c’est tout le quinquennat de François Hollande qui se retrouve cul par-dessus tête : le président de la République annonçait deux ans d’efforts, avant trois ans de réconfort. Ce sont, en réalité, trois ans d’épreuves qui l’attendent. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même ».