Victoire de Nicolas Sarkozy. « Bravo et Bonne Chance, Mr le Président » (J.P. Raffarin).

64,50 % pour NS contre 29,18 à Bruno le Maire et 6,32 pour Hervé Mariton. Participation : 58 %. En nombre de voix 100,000 pour le vainqueur et 45,000 pour le second.

Nicolas Sarkozy a réservé sa première réaction aux militants via les réseaux sociaux : par Facebook. Signe des temps et de communion d’esprits. 

Election au premier tour et on crie à la déception.

Taux de participation record et on crie à la déception.

100,000 voix, un autre record.

Les commentateurs ont décidé du score et maintenant que ce score défini par eux n’est pas atteint, alors, oui, c’est la faute au QG de NS qui a manqué les 0,5 %. Aïe !

Bien sûr, ils n’ont rien fait pour lui saliver, pardon, je voulais dire savonner, la planche. Non, ils n’ont rien fait pour saper son retour de bout en bout. Non, ils n’ont rien fait pour le salir, jour après jour. Non. Et cela continue après sa victoire.

Est-ce une réussite ? Ah non répondent certains commentateurs. Hier, ils disaient que le retour était raté et puis non, on attendait le score et l’élection et puis non, on attend demain pour savoir s’il a vraiment réussi. Surenchère, surenchère. Mais disons que c’est le jeu. Il faut le savoir.

On compare les élections du jour avec celles d’avant, en 20 je ne sais plus combien, alors qu’il n’y a rien de comparable.

On fait semblant d’ignorer justement qu’un tel come back est unique dans l’Histoire et comporte des risques énormes et qu’il faut du cran pour y arriver.

DU COTE DES CANDIDATS ET DE L’EX TRIUMVIRAT

NS annonce le rassemblement. Il reçoit les responsables de l’UMP lundi pour créer les conditions de ce rassemblement.

J.P. Raffarin, fidèle à lui-même, Orfèvre du mot qui sied a eu le bon mot « Bravo et bonne chance, Monsieur le Président », car il semblerait que le second, Bruno le Maire se sente Président, puisqu’il impose déjà « son Renouveau » au Président élu…

En clair, j’ai perdu l’élection, mais j’exige déjà des choses. Vraiment. La démocratie à l’envers.

Bruno le Maire, je le félicite, bien sûr. Mais, je dis que si on est candidat pour monnayer son score par la suite, comme on l’a vu au moment de la primaire socialiste, où tous ceux qui se sont présentés ont obtenu un maroquin, alors, c’est nul. Lorsqu’on perd une élection, on se range derrière le gagnant sans conditions préalables, ni chantage honteux, et encore moins des mises en garde sournoises, voire une menace à peine voilée d’emprunter les voies parallèles pour continuer à exister par soi-même et à tracer son sillon personnel, en faisant entendre sa « différence ». Histoire de brouiller le panel et le jeu. Le tout en disant qu’on est au service de son parti. Certains acteurs ont le don de porter l’embrouille. C’est ainsi, il faut le savoir.

Bruno le Maire est une bulle qui va se dégonfler. Pourquoi ? Ceci est dit sans rancoeur.

Parce que son score est un condensé de sa personne plus les Juppéistes et les Fillonistes. Combien représente-t-il à lui tout seul ? Il faut éviter les injonctions de son équipe : on les a vus dans les médias faire des mises en garde…alléguant le « poids politique » ? Hein… Lequel ? 1/3 de 29,18 %. Il faut savoir raison garder. Et d’ailleurs, question poids politique, sur une échelle de 5, Juppé représente 2,5%, Fillon 1,5% et Bruno le Maire 1%. Je reconnais qu’il a progressé et fait désormais quasiment jeu égal avec Fillon. C’est le coup de l’arroseur arrosé : Bruno le Maire est parti très en retard, on le lui avait demandé et conseillé ici depuis longtemps. Mais, voilà, il attendait le signal de ses mentors, au sein d’un arrangement clanique, lui qui se disait et s’est dit hier encore contre les clans, les sectes, et toutes choses semblables. Il agit, a agi en homme de clan.

Côté affiliation, Bruno le Maire est aguerri aux combats obscurs et est dans la tradition des porte-flingues. Il était le bras droit de Dominique de Villepin, dans la lutte post-chiraquienne au pouvoir entre ces deux hommes : DDV et NS. L’histoire a tranché depuis en faveur de Nicolas Sarkozy et DDV ne fait plus de politique… sauf par procuration qui sait ?

IL EST IMPORTANT DE SAVOIR QUI EST QUI EN POLITIQUE

Entre Juppé, Fillon et NS, Bruno le Maire aura du mal à trouver un espace. Donc, il faut se rallier sans pré-conditions, ni chantage. Et encore moins des crocs-en-jambes mesquins, dans le genre du chant du Renouveau, le renouveau, comme l’Europe, l’Europe. Les militants ont tranché et ont choisi NS pas le chant du Renouveau.

Côté Alain Juppé, on le sent bien dans son communiqué, il l’a joué aigre-doux. Il félicite puis souhaite bonne chance à ce Renouveau qu’on va imposer à NS.

Bruno le Maire a défini ce renouveau en termes de changements de pratiques politiques, etc. S’il fallait le prendre au mot, NS ne devrait plus nommer tous les cadres d’avant au bureau. Donc, renouveau des cadres et pas de Bruno le Maire au bureau politique par exemple.

Si on suivait son Renouveau des pratiques, tout le mal qu’il a dit de NS lors de sa campagne était tout simplement incroyable. Du pur passé et du passif.

Quant à F. Fillon, il s’exprime bizarrement. Il félicite à demi-mot et ajoute perfide « l’union n’est pas la soumission ». Comme d’habitude, Fillon n’est pas candidat, mais donne des instructions à un vainqueur. Il fallait y aller. Surtout que Copé n’était plus là et que les médias l’auraient choisi lui Fillon contre NS… On attendait plus d’humilité de la part du premier responsable de la zizanie au sein de l’UMP 2 ans durant.

On attendait un acte de contrition pour le déjeuner sous l’herbe à l’Elysée avec un certain Jouyet qui a fait des confidences à la presse, Aïe… en révélant le pot aux roses du breakfast : en fait l’un était venu quérir la peau de NS. Schnell, schnell demandait-il à son interlocuteur. Un déjeuner exquis où l’on mangeait certainement des croissants chauds bien français* en buvant du café noir – africain, du Mexique ou du Brésil sans oublier celui de la Colombie – corsé et aromatisé dans un cadre parfumé à l’eau de cadavres. J’adore cette ambiance, pour son raffinement mortifère.

Plus tard, la fourberie conduira à porter plainte. Aïe ya ya…  Quand même, il faut sauver les apparences et effacer les empreintes des pas qui montreront la route aux enquêteurs.

Bruno le Maire ne peut pas dire qu’il faut faire de la politique autrement et être d’accord avec le mariage gay. Le mariage gay en soi n’est pas le problème, mais la façon dont tout cela a été mené est inadmissible et cela doit être revu et corrigé. J’ai dit HOLD-UP!

Les médias claironnent partout que 56% des Français sont pour le mariage gay et je ne sais plus combien pour l’adoption des enfants par les homos. Mais alors, pourquoi refusent-ils un référendum ?

Pirouette des juristes : il s’agit d’une question sociale et la Constitution ne prévoit pas de référendum pour les questions sociales. Pff… Toute question sociale est une question institutionnelle. C’est de cette manière-là que le Droit a toujours évolué, en institutionnalisant les questions sociales.

Réécrire la loi et l’abroger est possible dans le cadre d’un référendum simple :

1. Etes-vous pour ou contre le mariage gay ?

2. Etes-vous pour ou contre l’adoption des enfants par les homos ?

Deux questions et c’est décidé et tout le monde respectera la décision finale. Où est le problème.

Il restera, quoi qu’il arrive le Droit de l’Enfant et des Adolescents, à réécrire, car là aussi, il y a des abus.

On poursuivra cette discussion plus tard, maintenant qu’on est dans le « temps de l’action ».

Palme d’Or à J.P. Raffarin pour son mot concis et précis, repris ici en titre de l’article. J’adhère complètement et je signe.

Bravo ! Mission Accomplie dans le respect des personnes. Le renouveau, on ne le chante pas, on l’applique et il n’est pas forcément là où on le croit.

On parlait tantôt de « courage politique » (lire dans le billet précédent). Faire preuve de courage politique n’est pas de crier avec les loups qu’on est pour le mariage gay – surtout si on se dit démocrate – ou de prêcher pour l’adoption des enfants par les couples homosexuels, puisque tous les médias qui exercent totalitairement – c’est-à-dire arbitrairement – leur mission de propagande et de propagation de la parole sont pour. Vous  ne risquez donc aucune censure de leur part. Au contraire, ils vous porteront au pinacle. Etre pro mariage gay c’est embrasser le statu quo et donc être néo-conservateur. Et dire qu’on vous vend cela pour du Progrès, devenu un slogan. Celui qui se disait contre le conservatisme de l’UMP a  vu les choses à travers une lorgnette néo conservatrice. Là aussi, comme pour le Renouveau, le conservatisme n’est pas là où on le montre. C’est une distraction des esprits. Un mensonge de plus.

Bon, on remet les compteurs à zéro et on repart. Avec un Leader et tous ceux qui veulent contribuer auront toute leur place. Pas les collabos, ni les traîtres voire les agents doubles et, encore moins les médisants, les justiciers et les revanchards. A bon entendeur, salut !

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* Vous n’avez pas manqué la répétition du mot « français » et son applaudimètre auprès d’un public de jeunes Lemairistes bien blancs ? Tu m’étonnes. Français et Renouveau riment et font la paire de ce côté-là. Juppé cautionne et Fillon applaudit. Et si Renouveau était le nom de code de la nouvelle « francité » comprise à la Lepen ? Les masques tombent et, là aussi, on assiste à un jeu à têtes renversées. Achtung ! Trop souvent terroir veut dire rasoir et raciste. Quand vous entendez candidat du terroir, méfiance. Il y a anguille sous roche.

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A SUIVRE vol 3. Mariage pour tous et Immigration.